Les Blasons

L’Héraldique : un héritage qui remonte au 12ème siècle

Les armoiries apparaissent en Europe occidentale dans le courant du 12ème siècle. Elles viennent de l’évolution de l’équipement militaire : les combattants portent des protections métalliques de plus en plus importantes (heaume, cotte de maille, casque avec nasal) qui les rendent méconnaissables. Ils ont besoin de signes de reconnaissance simples. Ils font peindre ces signes sur leur bouclier. Les croisades qui réunissent des chevaliers issus de nations différentes intensifient ce besoin de reconnaissance. C’est l’origine des armoiries (le mot vient du mot arme et non armoire !) qui gagneront ensuite les casques, les oriflammes et même les sceaux.

Les règles du blason

Je ne retiendrai ici que les éléments de base. L’écu est formé de deux éléments, les couleurs et les figures. Les couleurs sont peu nombreuses et plutôt vives ; elles se divisent en deux catégories, les métaux (or et argent) et les couleurs aux noms symboliques (gueules=rouge, sable=noir, azur=bleu, sinople=vert, pourpre=violet). Une règle simple s’applique presque sans exception : on ne superpose jamais 2 couleurs du même groupe.

Le Recensement

Louis XIV, soucieux de récupérer de l’argent avait lancé l’idée d’un recensement général des armoiries en percevant à l’enregistrement une taxe.

Cet armorial élaboré jusqu’en 1709 n’a jamais été publié mais les planches conservées à la bibliothèque nationale recensent plus de 120000 armoiries. A ma connaissance, celles de Thumeries n’y figurent pas. Mais un manuscrit de la bibliothèque de Lille décrit ainsi le blason de Thumeries :

Les armoiries officielles

Leuridan présente ainsi les armes de Thumeries : « D’argent à trois pals de gueule et au canton dextre de sable au lion d’or »

Les pals sont des pièces verticales qui divisent l’écu en 2-4-6 parties ; le canton est une division au 1/3 du chef. Il se trouve à la dextre du chevalier, c’est à dire à droite et donc à gauche pour le spectateur. Il porte le lion traditionnel des Flandres. Ce dernier est inversé peut être pour respecter la règle des émaux : on ne porte pas deux métaux l’un sur l’autre ; au lieu

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